Far breton recette de grand-mère : moelleux aux pruneaux

Le far breton recette de grand-mère, c’est exactement ce dessert breton que l’on prépare en 10 minutes avec des ingrédients du placard. Moelleux, fondant, généreux : il n’a pas changé depuis des générations et c’est précisément pour cela qu’on l’aime.

Sur Fingle, nous avons rassemblé tout ce qu’il faut savoir pour réussir cette recette familiale à tous les coups. Voici ce que nous allons vous partager :

  • La recette traditionnelle pas à pas, avec les bons gestes
  • Les secrets d’une texture parfaitement moelleuse
  • Le bon choix de pruneaux et leur préparation
  • Les variantes gourmandes et les astuces de conservation

Prenez un tablier. On commence.


Le far breton recette de grand-mère : une spécialité bretonne pleine de souvenirs

Le far breton existe depuis des siècles dans les foyers bretons. À l’origine, il s’agissait d’une bouillie de céréales, servie en accompagnement. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’il évolue vers le dessert sucré que nous connaissons aujourd’hui.

Sa popularité repose sur une équation simple : peu d’ingrédients, beaucoup de plaisir. Il rappelle les goûters d’enfance, les cuisines qui sentent bon le beurre chaud, les dimanches chez les grands-parents. Note moyenne observée sur plusieurs plateformes culinaires : 4,1/5 sur 63 avis, ce qui confirme son succès constant auprès des cuisiniers amateurs.

Ce dessert appartient à la même famille que le clafoutis ou le flan, mais il possède une identité bien à lui. Sa densité, son moelleux et ses pruneaux fondants en font une expérience à part entière.


Les ingrédients indispensables pour réussir un far breton traditionnel

La recette traditionnelle est pensée pour 8 personnes, avec environ 250 kcal par portion. Voici les quantités exactes :

Ingrédient Quantité
Lait entier 1 litre
Farine 225 g
Sucre en poudre 125 g
Œufs 4
Pruneaux moelleux dénoyautés 500 g
Sel 1 pincée
Beurre (idéalement demi-sel) 2 noisettes + pour le moule
Rhum ou eau de fleur d’oranger 1 à 2 cuillères à soupe

Nous recommandons le lait entier pour une texture plus onctueuse. Le lait demi-écrémé donne un résultat plus léger, mais moins fondant. Le beurre demi-sel apporte une touche salée subtile qui rehausse les saveurs.


Préparation pas à pas de la recette de grand-mère

La recette se déroule en moins de 15 minutes de manipulation active. Voici chaque étape dans l’ordre :

1. Préchauffer le four à 190 °C (chaleur traditionnelle ou tournante).

2. Préparer la pâte : Verser 225 g de farine et 1 pincée de sel dans un grand saladier. Creuser un puits au centre.

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3. Incorporer les œufs : Ajouter les 4 œufs un par un. Mélanger énergiquement entre chaque ajout pour éviter les grumeaux.

4. Ajouter le sucre : Incorporer les 125 g de sucre et mélanger.

5. Délayer avec le lait : Verser le litre de lait progressivement en fouettant. La pâte doit être lisse et fluide.

6. Parfumer : Ajouter 1 à 2 cuillères à soupe de rhum ou d’eau de fleur d’oranger selon vos préférences.

7. Intégrer les pruneaux : Les ajouter directement dans la pâte.

8. Verser dans le moule : Beurrer généreusement un moule rectangulaire d’environ 30 x 20 cm. Verser la préparation.

9. Ajouter le beurre : Déposer quelques noisettes de beurre sur la surface.

10. Enfourner 40 minutes en surveillant la coloration.

11. Laisser refroidir complètement avant de découper.


Le secret d’une texture moelleuse et fondante

La texture du far breton repose sur deux éléments essentiels : la proportion lait/farine et le refroidissement.

Un far réussi est moelleux à cœur, légèrement doré en surface et fondant autour des pruneaux. Pour y parvenir, ne réduisez pas le lait en dessous de 900 ml pour ces proportions. Fouettez vigoureusement pour incorporer de l’air dans la pâte.

Le refroidissement complet est non négociable. Un far découpé encore chaud s’effondre et perd sa tenue. Comptez au minimum 2 heures à température ambiante avant la découpe. Le lendemain, il est encore meilleur : la texture se raffermit et les saveurs se concentrent.


Le choix des pruneaux : comment bien les préparer

Tous les pruneaux ne se valent pas. Voici nos recommandations :

Type de pruneaux Avantages Inconvénients
Pruneaux moelleux dénoyautés d’Agen (IGP) Fondants, savoureux, peu sucrés Prix légèrement supérieur (environ 6–9 € / kg)
Pruneaux secs dénoyautés Disponibles partout, économiques (3–5 € / kg) Nécessitent un trempage préalable
Pruneaux en conserve au jus Très moelleux, prêts à l’emploi Plus sucrés, texture moins ferme

Pour les pruneaux secs, nous conseillons de les faire tremper 30 minutes dans du thé noir tiède. Cette astuce ancienne de nos grands-mères gonfle les pruneaux et leur donne une rondeur incomparable.

Coupez chaque pruneau en deux avant de l’incorporer. Cette technique permet une meilleure répartition dans la pâte et évite les zones trop denses.


L’erreur courante qui peut rendre le far breton trop sec

L’erreur la plus fréquente, c’est la surcuisson. Beaucoup de cuisiniers prolongent la cuisson par peur d’un centre trop liquide. Résultat : un far desséché, caoutchouteux, sans moelleux.

À 190 °C pendant 40 minutes, un léger tremblement au centre à la sortie du four est tout à fait normal. Ce n’est pas un signe de cuisson insuffisante. Le refroidissement finit le travail.

Deux autres erreurs à éviter absolument :

  • Utiliser un moule trop petit : la pâte déborderait et cuirait de façon inégale
  • Ouvrir le four pendant les 30 premières minutes : cela fait retomber la pâte

Variantes gourmandes du far breton recette de grand-mère

La recette traditionnelle se prête à de nombreuses adaptations :

Variante Modification Conseil
Far aux raisins secs Remplacer les pruneaux par 200 g de raisins secs Faire tremper dans du rhum 1 h
Far aux pommes et vanille Ajouter 2 pommes en dés et 1 gousse de vanille Supprimer le rhum
Far breton léger Utiliser du lait d’avoine et réduire le sucre à 80 g Texture légèrement moins dense
Far sans alcool Remplacer le rhum par de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger Convient aux enfants
Far aux prunes fraîches Remplacer les pruneaux par 400 g de prunes denoyautées Version estivale très parfumée
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Comment savoir si le far breton est bien cuit

Trois indicateurs fiables vous donnent la réponse :

La couleur : Le dessus doit présenter une belle teinte dorée à ambrée. Une surface encore pâle signifie que la cuisson est incomplète.

Le toucher : Appuyez légèrement le bout du doigt au centre. Le far doit résister légèrement sans coller. S’il est encore liquide sous la surface, prolongez de 5 minutes.

Le couteau : Insérez la lame au centre. Elle doit ressortir légèrement humide mais sans pâte crue.

Un tremblement léger au centre à la sortie du four est normal. Ne prolongez pas la cuisson pour cette raison.


Faut-il le servir tiède ou froid ?

Les deux options sont valables, et c’est souvent une affaire de génération.

La tradition bretonne veut qu’on le déguste froid, après un repos complet. La texture est alors plus ferme, les saveurs plus concentrées, les pruneaux plus fondants. C’est ainsi que le servait votre grand-mère.

Tiède, le far est plus coulant, plus immédiatement gourmand. Certains ajoutent une cuillère de crème fraîche épaisse ou une boule de glace vanille. C’est délicieux, mais moins traditionnel.

Notre conseil : servez-le froid le premier jour, tiède le lendemain après un passage de 10 minutes au four à 150 °C.


Conservation et préparation à l’avance

Le far breton se conserve très bien. C’est même un de ses grands atouts pour les repas en famille ou les escapades gourmandes.

Mode de conservation Durée Conseil pratique
À température ambiante (sous film) 24 heures maximum Idéal le jour même
Au réfrigérateur (film alimentaire) 3 à 4 jours Sortir 20 min avant de servir
Au congélateur (tranches individuelles) 1 mois maximum Décongeler une nuit au réfrigérateur

Nous vous encourageons vivement à le préparer la veille. Le repos nocturne au réfrigérateur améliore notablement la tenue et le goût. C’est d’ailleurs ce que faisaient toutes les grands-mères bretonnes qui servaient leur far au repas du dimanche midi.


Pourquoi cette recette de grand-mère plaît toujours autant

Le far breton recette de grand-mère dure parce qu’il répond à quelque chose d’essentiel. Il est simple, honnête, généreux et peu coûteux. Les ingrédients coûtent en moyenne 8 à 12 € pour 8 personnes, soit 1 à 1,50 € par part.

Il ne demande aucun matériel particulier, aucune technique complexe. Il pardonne les petites approximations et récompense toujours l’effort. Il traverse les générations sans se démoder parce qu’il porte en lui la mémoire d’un territoire, d’une tradition, d’un savoir-faire transmis de mains en mains.


À retenir

  • Respectez les proportions : 1 litre de lait pour 225 g de farine pour un moelleux parfait
  • Refroidissez complètement le far avant de le découper (minimum 2 heures)
  • Coupez les pruneaux en deux pour une meilleure répartition dans la pâte
  • Ne prolongez pas la cuisson si le centre tremble légèrement à la sortie du four
  • Préparez-le la veille : il est encore meilleur le lendemain

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